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16/09/2008 (14h30 - Onera 29, avenue de la division Leclerc - 92320 Châtillon - Salle de réunion P. Malavard)
Sandrine Thomas, Laboratory for AO, UCO Lick Observatory, Santa Cruz
Optiques adaptatives de seconde génération pour les très grands télescopes : étoiles laser et imagerie à haut contraste


Résumé : Le Laboratoire d'Optique Adaptative situé à Santa Cruz Californie rassemble plusieurs sujets de recherche en optique adaptative (OA), principalement dirigés vers les systèmes d'OA de seconde génération. Après une brève présentation des différentes études faites au LAO, je vais m'attarder sur deux sujets en particulier. D'une part, la plupart des systèmes d'OA de seconde génération vont faire usage d'étoiles laser, ce qui va accroître les difficultés d'implémentation des analyseurs de front d'onde de type Shack-Hartmann (SH). En effet, l'élongation de la tache entraîne une diminution du rapport signal à bruit et une augmentation du temps de lecture du signal. L'apparition de structures et de variations temporelles de ces structures ajoutent de la complexité. En m'appuyant sur des données prises au Lick Observatory en Californie, je vais parler des caractéristiques de la structure de sodium (évolution, epaisseur) ainsi que ses répercussions sur la mesure du front d'onde dans le cadre d'un nouveau CCD à géométrie radiale. Ces aspects déjà importants pour les télescopes actuels (classe de 10m) sont essentiels lorsque l'on s'intéresse aux futurs télescopes géants de la classe des 30-40 m (TMT, E-ELT) dont les objectifs scientifiques ambitieux rendent l'utilisation d'étoiles laser incontournable. D'autre part, je vais aborder le sujet de l'imagerie à haut contraste principalement dans le cadre de la détection et l'étude d'exoplanètes (dans le cadre du projet GPI). Le LAO possède un banc de test dont la correction du front d'onde est meilleure que le nm, réservé à l'étude de différents types de coronographes (Apodized Pupil Lyot Coronagraph (APLC), prolate) ainsi qu'à une technologie de miroirs déformables récente en OA, les MEMS. Le concept de l'APLC nous a permis d'atteindre des contrasts de l'ordre de 5e-7 a environ 4*lambda/d et les MEMS d'obtenir un très haut degré de correction avec des composants de tailles réduites. Ces résultats constituent la première étape nécessaire au développement de systèmes de détection directe de planètes extrasolaires que ce soit sur les télescopes actuels (projet GPI, SPHERE) ou sur les futurs ELT (projets PFI ou EPICS)

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